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14 janv. 2006

Vous m'en direz tant ...


Vous m'en direz tant, des nouvelles du front. C'est sans doute l'insomnie qui vous gagne, mais parler en chantant, c'est autant d'atout que vous pourrez négliger. Habillez-vous de soie et revenez me voir, un soir, en tremblant.
(L'écriture indemne comme un diadème en miroir).
Si vous pouviez (ouvrir le corps d'un noyé disparu par grosse mer), vous sauriez qu'il est encore temps, pour ceux qui s'activent, (le soir, en partant). Va-t-il revenir sur ses pas? Va-t-il s'étonner encore de ne pas pouvoir? Va-t-il s'effondrer, de peur, de revenir un jour vers un horizon plus ... Vous me surprendrez toujours avec vos costumes d'antan, votre parlé (comme un esthète, élégant). Vous vous en défendez. Mais si vous pouviez revenir un jour vers quelque regard brûlant, ce serait (l'avenir du corps dans le poussière) d'un moment. Qu'a-t-il fait cet homme (imprécis), boutonné, carressé à l'odeur (de fumée). Il s'écroulera devant la porte, comme un magnifique (éléphant troublion), troubadour chantant (la panoplie du) génie triomphant, égosillé par l'armée (à terre) comme une défaite (amnésique), porté par le vent.

"N'ai pas peur
de lâcher tes défenses
De sourire sans objet,
de sourire à la chance;
Lâche prise"

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